Le succès du vélo rétro fait renaître des dizaines de marques iconiques

Le succès du vélo rétro fait renaître des dizaines de marques iconiques

Publié le 2 septembre 2021 à 16h51 Mis à jour le 2 septembre 2021 à 16h52

C’est l’effervescence parmi les marques emblématiques du cyclisme français. Les Dijon Lapierre fêtent leurs 75 ans en pleine euphorie. Peugeot et Gitane font le bonheur du suédois Cycleurope, qui fabrique des vélos haut de gamme à Romilly-sur-Seine (Aube). Et Norman Easybike, déjà propriétaire de Matra et de Solex, vient de mettre la main sur la marque Lejeune, qu’il entend relancer.

La crise sanitaire et la fermeture « ont provoqué un retour à l’authentique, à ce qui se fait en France, y compris dans le vélo », observe Matthieu Brunet, patron de l’équipementier Zéfal, à Jargeau (Loiret).), qui constate cette manie. pour le look rétro, ou en tout cas pour des articles classiques, simples et solides. La tendance existait déjà, elle s’est accentuée par la crise.

Label d’excellence et formation cadreur

Dans les chiffres, il est impossible de distinguer cette part des vélos conventionnels dans les données générales de la Confédération européenne du vélo. Elle rappelle seulement que ce marché est en croissance de 40 %, et même de 52 % pour l’électricité. Cela a un effet sur l’emploi, car il a augmenté ses effectifs de 30% d’une année sur l’autre. Sur le même sujet : Comment fair un tailwhip en trotinette. Les vingt prochaines années seront du même genre.

Eric Vanhaverbeke est convaincu que les amateurs peuvent débourser jusqu’à 5 000 euros pour un vélo de course.

Après les deux roues déjà bien implantées, nombre d’artisans et d’entrepreneurs comptent exister dans le peloton tricolore. Au printemps, Eric Vanhaverbeke, dont le père, Jean-Pierre, a couru pour l’équipe Dilecta dans les années 1960, relance la marque. « Elle était tombée dans l’oubli depuis la fermeture de l’usine en 1968. Depuis, elle est dans le domaine public », raconte l’ancien vice-président du manufacturier français Look, qui utilisait des pneus Hutchinson.

Eric Vanhaverbeke est convaincu que les amateurs peuvent dépenser 4 000 euros pour du gravel, un vélo de route mixte, et jusqu’à 5 000 euros pour un vélo de course. D’ailleurs, après la première série de cinquante roues, il ne reste plus rien. « On n’a pas réussi à garder du stock pour la rentrée », raconte Eric Vanhaverbeke, qui ambitionne de monter un atelier là où tout a commencé, à Blanc (Indre), en 1913.

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Label d’excellence et formation de cadreur

L’Association des Artisans du Cycle (AAC) s’est lancée avec deux objectifs : la création d’une formation de caméraman, alors qu’il n’existe qu’un certificat de qualification professionnelle (CQP) de technicien de cycle, mais surtout pour un ‘label d’excellence. « Nous devons nous différencier des médecins généralistes. A voir aussi : Comment faire un wipe en trotinette freestyle. Ce n’est pas une position défensive, c’est la reconnaissance d’une production souvent individuelle, qui correspond à une forte demande des clients », explique Vincent Rebours, responsable du développement chez Maison Tamboite, une jeune start-up parisienne qui s’est lancée en 2016. sur le créneau du vélo de luxe.

Ses trois modèles ont des cadres chromés Lilas (Seine-Saint-Denis), des roues et garde-boue en bois de hêtre, une selle en cuir épais, et sont proposés entre 11 000 et 15 000 euros. Cette PME de sept personnes récolte même la série spéciale LV Bike à 22 000 euros pour LVMH (propriétaire des « Echos »).

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Concours de machines

Au sein de l’AAC, une quarantaine de petites PME, dont la plus importante est Touraine Cyfac Méral, pensent clairement qu’il est trop facile d’apposer le logo Made in France sur une roue nouvellement assemblée ici, à partir de composants étrangers. Lire aussi : Velo electrique 26 ou 28 pouces.

Pour faire vivre cette démarche, l’AAC relance « la concurrence des machines telle qu’elle existait dans les années 1950 entre les différents constructeurs afin de manifester l’enthousiasme pour la production artisanale », explique Julien Leyreloup, à la tête de Victoire, constructeur basé à Beaumont, aux portes de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). La prochaine aura lieu les 11 et 12 septembre sur La Forestière, épreuve cycliste entre Lamoura (Jura) et Arbent (Ain).