Passionnés de vélo : le secteur recrute

Passionnés de vélo : le secteur recrute

Cet article est tiré de la revue Management

Comme toutes les bonnes idées, elle lui est venue quand elle a vu un besoin non satisfait. En l’occurrence, à partir de 2015, sur le marché du vélo. Employé du numérique et cycliste amateur, Alexis Zerbib se retrouve régulièrement dans une carafe au bord d’un trottoir, faute de bons mécaniciens en ville. « Je n’ai trouvé personne qualifiée sur la route pour réparer mon vélo. A chaque fois qu’il y avait un problème mécanique, je devais l’emmener dans un magasin, puis revenir le chercher. J’avais besoin de beaucoup de temps. » Bien sûr, Alexis sait réparer une crevaison. Mais que faire, surtout quand on est pressé, devant des freins qui ne fonctionnent plus ? Carter desserré ? Une roue voilée ? « Pour démocratiser l’usage urbain du vélo, la clé était la réparation. Il fallait trouver une solution rapide, accessible partout et simple pour les utilisateurs.

Il imagine alors un service à la demande, réalisé sur place, soit à domicile, soit sur son lieu de travail, après un simple appel. « Je me suis mis dans la peau d’un réparateur pour voir si ça marchait. Je me suis entraîné, j’ai acheté un vélo de charge pour mes outils et… j’ai pris les rendez-vous ! » Cyclofix est né. Alexis trouve des partenaires, lève des fonds. À l’été 2016, elle a lancé la première version de sa plateforme, qui relie, via une application, les demandes géolocalisées des particuliers à la disponibilité des réparateurs, tous cyclistes bien sûr, et tous indépendants.

Tous les Français à vélo !

Si l’entreprise d’Alexis Zerbib surfe avec bonheur sur le développement des infrastructures cyclables dans les métropoles et villes moyennes, favorisée par le plan vélo 2018, elle profite surtout de la sortie de la première enceinte, en mai 2020. L’« accélération » du vélo, de la réparation et retour en selle », initiée par le gouvernement pour encourager la pratique d’un mode de transport limitant le risque de propagation du coronavirus, est un accélérateur inattendu pour tous les acteurs du marché de la réparation : commerces, ateliers, indépendants migratoires, startups 2. A voir aussi : Comment choisir un velo electrique.0 telles que Cyclofix, Ridy, Help My Bike ou DoctoCyclo, apparaissent comme des champignons.

La prime de 50 euros, valable un an, incite les Français à sortir leurs vieux vélos de leur garage ou de leur grange, et à les réparer à moindre coût. « Deux semaines plus tard, tous les Français ont fait du vélo, raconte Olivier Schneider, président de la Fédération française des utilisateurs de vélo (FUB). D’où l’idée de concevoir une formation courte pour faire face aux plus rapides. Le 14 mai 2020, Elisabeth Borne, ministre du Travail et de l’Emploi, a annoncé la création de l’Académie des affaires du vélo, personne ne pouvant s’improviser en tant que technicien-réparateur.

Pour ceux qui en ont marre de s’asseoir derrière leurs écrans, d’enchaîner des réunions ou de trouver leur place sur un organigramme insensé, le vélo offre des places à prendre. « Aujourd’hui en France, nous avons 5 000 réparateurs de vélos en équivalent temps plein. Au moins le double », précise Olivier Schneider. La Cycling Academy, dont la FUB est partenaire, propose une formation de quatre semaines dans toute la France, au travers de conventions avec des centres agréés. En avril, 224 pratiquants y ont participé : un quart d’entre eux ont immédiatement trouvé du travail. Les plus enthousiastes peuvent aussi investir dans un certificat de qualification certifiante (CQP) de six mois, qui ajoute aux mécaniciens une dose de gestion et d’administration pour les candidats à la reprise d’un magasin de vélo. « Dans les villes moyennes le mètre carré reste moins cher qu’en France métropolitaine et la demande de réparateurs est tout aussi forte », note le président de la FUB, qui propose d’autres formations plus « périphériques ».

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Des “flying mécanos” bien payés

Alors pourquoi ne pas ouvrir son atelier ? D’autant qu’il est possible de tester son idée sans trop s’engager en pratiquant la réparation « en vol ». Hormis les réparateurs « nomades », appelés « vélotaffeurs » ou « réparateurs » chez Cyclofix, la règle est le plus souvent le travail indépendant. Mais attention : ces « mécaniciens volants » n’ont pas grand-chose à voir avec les expéditeurs indépendants qui sprintent bruyamment dans les rues des villes pour un revenu misérable. « Ce n’est pas une ubérisation de la réparation de vélos », argumente Alexis Zerbib, de Cyclofix. Lire aussi : Quel VTT pour 200 euros ? montant par trajet utilisé par Deliveroo ou Uber. « Autre différence avec l’entreprise américaine, un mécanicien vélo ne chasse pas sur le terrain d’un métier compétitif, car il permet de combler un manque de capacité…

Les rois de la petite reine vivent bien. Ils facturent en moyenne 1 500 à 1 800 euros par mois et, dans les grandes villes, jusqu’à 6 000 euros bruts, desquels il faut déduire les charges de l’Urssaf. « Cela peut surprendre, mais les mécaniciens vélo ont un revenu supérieur au SMIC », confirme Olivier Schneider, à la FUB. Ridy offre un salaire fixe à ses réparateurs et Cyclofix leur offre une couverture sociale et une assurance invalidité pour le travail, liée à leur performance. Les profils motivés sont les bienvenus partout, temps plein ou temps partiel, ce qui peut convenir aux slashers.

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Parcours professionnalisant

Attention cependant au mirage du travail facile Dorado. Si l’univers du cycle semble à la portée de tous, il a aussi ses exigences. « Chaque semaine, je reçois au moins cinq téléphones pour me demander des conseils sur le métier, raconte Philippe Koller, un migrant réparateur de vélos en Vendée qui a fait le grand saut après avoir exercé plusieurs métiers. L’agence centre pour l’emploi, qui a refusé de financer. Sur le même sujet : Velo d’appartement comment maigrir. ma formation en 2016, m’expliquant que le marché n’était pas dynamique, ne jure désormais que par des reconversions dans le vélo. Mais certains seront déçus du niveau des revenus ou du risque de saturation de la mécanique ici ou là-bas. « Évidemment, si vous avez toujours été passionné de vélo et avez une solide expérience du vélo aux mollets, les chances de réussite sont plutôt bonnes. Mais les plateformes ont leurs propres critères de recrutement.

Chez Cyclofix, il y a beaucoup de candidats et… d’échecs. « Nous testons les connaissances techniques via un quiz de simulation en ligne, mais aussi l’aisance relationnelle du candidat grâce à des entretiens avec nos équipes », explique Alexis Zerbib. Les recrues suivent également une mini-formation sur le e-learning et travaillent dans un premier temps deux fois avec un mentor expérimenté. Le jeune patron trentenaire s’apprête à ouvrir l’Académie Cyclofix, en collaboration avec un ancien directeur de formation des ateliers cyclisme de Decathlon. Il proposera un stage professionnel d’une semaine, en virtuel et en facial. Conçu pour le département et destiné aux débutants, ce cours apportera les bases de la mécanique générale et devra prochainement être validé par un certificat reconnu par l’état.

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« C’est épouvantable le nombre de références sur une même pièce pour faire un vélo : il y a 10 diamètres de selle, 30 supports les plus bas ! On ne les voit pas à l’œil nu. Philippe Koller est un amoureux fou du vélo. « J’ai appris ma mécanique par moi-même, séparant et remontant toutes sortes de vélos. » Cependant, il n’en a pas fait son métier. Son DUT génie mécanique en poche, il a d’abord travaillé dans la vente à Leroy-Merlin dans l’Ouest, avant d’ouvrir, en couple, une laverie à Luçon, en Vendée. Il a ensuite enseigné la mécanique au lycée local en tant qu’assistant pédagogique. Mais le vélo l’énerve. « Mon garçon, j’ai fait toutes les compétitions de vélo dans la région et j’ai parcouru au moins 120 miles par jour. »

En 2016, à 51 ans, il décide de capitaliser sur cette expérience. Il suit une formation ciblée et crée l’Atelier du Vélo à Mareuil, dans le sud de la Vendée natale. L’atelier occupe le rez-de-chaussée de sa maison. Philippe répare des vélos à domicile, dans un rayon de 20 kilomètres. « Je me suis fait connaître en distribuant des flyers. Et parce que je vérifie tout, je traque le moindre bruit suspect et j’alerte mes clients des risques de casse en tapant de vieux jouets, du bouche à bouche. L’oreille a bien fonctionné ! » Deux ans plus tard, Philippe vit de sa passion, qui devient un véritable métier.

Maquettiste de formation devenu styliste, photographe, comédien, mannequin et manager de boîtes de nuit : rien ne semblait destiné à faire de Jérôme Bracquemart, 35 ans, un réparateur de vélos ! Et pourtant… Il est tombé dans le chaudron quand il était petit. « Mon père, gardien dans une entreprise, était un pratiquant né. Je l’ai regardé construire des modèles réduits d’avions et cela m’a donné le goût du travail manuel. Depuis que j’ai 10 ans, je répare des vélos pour des amis. En 2020, cherchant à se stabiliser, il entend parler de Cyclofix et dépose sa candidature. L’équipe le recrute et rafraîchit ses bases en mécanique, notamment sur les vélos électriques. « Après, on part dans la nature. » Son emploi du temps était déjà fixé depuis trois jours, puis terminé au moment où il traversait l’est et le nord de la capitale de 8h30 à 20h, soit 50 à 60 milles par jour pour rendre visite à une dizaine de clients. « Ce travail est encore très physique. Je peux refuser une mission, mais si j’accepte, je dois l’honorer. »

Qu’est-ce qu’il aime? La souplesse d’organisation de sa journée, qui lui permet de continuer à gérer les castings pour décrocher des rôles. Et puis l’onglet de l’application mobile qui permet au client de solliciter et solliciter le même réparateur. « Nous sommes fidèles les uns aux autres et c’est plus rapide : nous connaissons la moto et son propriétaire. » Employeur indépendant, Jérôme atteint un chiffre mensuel de 3 000 à 4 000 euros. « Je suis un réparateur heureux! »

Vélo : une chaîne de formations

Créée par la Fédération des Usagers de Vélo et ROSA, société de conseil en efficacité énergétique, l’Académie des Experts en Mobilité Active propose une formation au métier d’animateur vélo, chargé d’initier les lycéens à la conduite d’un vélo de ville en toute sécurité. Dans ce domaine, 1 000 emplois seront créés à travers le pays. Ceci pourrait vous intéresser : Omment créer une trotinette a moteur. Dès 2022, cette académie formera également des experts en bureaux d’études, capables d’offrir aux communes les meilleures solutions d’aménagement cyclable, de pistes cyclables, de parkings réservés, etc.

Ici aussi, les besoins sont comptés pour plus d’un millier de conseillers spécialisés. Le financement de cette formation est assuré par le Certificat d’Economie d’Energie. De son côté, la Fédération Française de Cyclisme propose aux entreprises un module de deux heures intitulé « Remise en selle », destiné à former les salariés au vélo (électrique ou non) en ville et à son entretien.

Dix métiers du cycle à explorer

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