Pratique du vélo à Toulouse et aux alentours : « des améliorations sont encore possibles »

Pratique du vélo à Toulouse et aux alentours : "des améliorations sont encore possibles"

En fin de journée, ce lundi 27 septembre à Toulouse, de nombreuses personnes perdent leur emploi, enfourchent leur vélo et prennent le train pour rentrer chez elles. C’est le cas de Philippe, qui vit à Rabastens (Tarn).

« Tous les jours je vais au boulot en vélo et en train. Dans l’ensemble ça se passe bien, sauf pour certains endroits où il n’y a pas de pistes cyclables ou d’autres où elles sont mélangées avec des voitures, c’est Et puis, dans le train, quand c’est blindé, il n’y a pas de place pour les vélos », dit-il.

La métropole toulousaine compte plus de 600 kilomètres d’itinéraires cyclables, qu’il s’agisse de sentiers, de voies ou de voies de bus sont ouverts aux vélos. Pourtant, certaines associations ont organisé une « Vélorution » dans les rues de Toulouse ce samedi, précisément pour dénoncer le manque d’infrastructures conçues pour les mobilités douces.

Par ailleurs, sur le baromètre des villes cyclables pour 2019, Toulouse a obtenu une moyenne de 2,88, ce qui est jugé « assez défavorable ». En revanche, Portet-sur-Garonne est noté « assez favorable » avec une moyenne de 3,72.

Des mesures pour le vélo et contre la voiture

Le maire de Portet-sur-Garonne, Thierry Suaud, constate que de plus en plus de personnes se rendent au travail à vélo, traversent la voie verte ou jettent des vélos à la gare et terminent le trajet en train. Ceci pourrait vous intéresser : Une journée sans voiture à Angers pour promouvoir le vélo.

Cependant, il estime qu’une prise de conscience et une action mondiale sont nécessaires pour promouvoir les pratiques cyclistes.

« Nous avons une stratégie qui nous permet de créer de nouvelles pistes cyclables au fil des années, plusieurs itinéraires se dessinent. Mais nous devons avoir une réflexion globale, par exemple, que les cyclistes laissant leurs vélos dans les gares choisissent la mobilité douce en arrivant en train, pour une intermodalité absolue. » explique.

Thierry Suaud fait du vélo seul, ce qui lui permet de voir certaines limites.

Il me semble qu’il faut soutenir le développement des pistes cyclables, des formes de « service vélo », par exemple pour la réparation, la location et l’accès au train. Le vélo doit prendre encore plus de place. Je pense que nous avons besoin, à la fois, de mesures pour le vélo, et de mesures pour empêcher les voitures », a déclaré le conseiller municipal.

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Donner envie aux non-pratiquants 

A moins d’être de grands sportifs, on imagine mal ceux qui habitent à plus de 30 ou 40 kilomètres de Toulouse venir à vélo tous les jours. Sur le même sujet : Comment choisir vélo d'appartement. Et encore faut-il avoir envie de le faire.

« Le vélo est trop contraignant selon la météo. » « Ce n’est pas pratique avec des enfants. » « J’habite trop loin, c’est trop compliqué. » « Il n’y a pas assez de pistes cyclables à la maison et dans le train, ce n’est pas facile de descendre et de revenir à vélo. » Plusieurs raisons sont évoquées dans l’adresse à ceux qui ne font jamais de vélo, à Portet-sur-Garonne.

La réponse du maire ? « On fait de plus en plus pour essayer de donner envie aux gens. Et puis c’est plus facile avec le vélo électrique, on transpire pas au travail par exemple », sourit-il.

La question des mobilités douces sera spécifiquement abordée lors des rencontres nationales des transports publics jusqu’au jeudi 30 septembre à Toulouse.

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